10 juin 2010
Un abonnement d’un an à Alternatives économiques : 49 €
Pour la synthèse de la littérature, y compris peer reviewed, déjà abondante, je n’en doute pas, sur la question, on a le choix entre :
— Tarif d’entrée de gamme : vacataire niveau master 2 (bac + 5) : salaire horaire net de 9,27 €, soit un coût horaire total pour l’employeur de 15,97 € ;
— Meilleur rapport qualité/prix : docteur en sociologie ou en économie (contrat post-doc, indice brut 473, quotité 100%) : salaire mensuel net 1548,69 €, soit un coût total mensuel pour l’employeur de 2689,35 €.
Tags: économie, Politique
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28 avril 2010
Avec le printemps viennent aussi les corrections des travaux d’étudiants du second semestre (qui se termine tôt en raison des deux sessions d’examen à organiser désormais avant l’été). Beaucoup de ces travaux qui donnent lieu à évaluation sont désormais réalisés dans le cadre d’un contrôle continu, qui prend de plus en plus de place par rapport aux classiques examens terminaux. Lire le reste de cet article »
Tags: plagiat, université
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25 avril 2009
Marcel Gauchet a résumé dans le Monde, ce qu’il exposait en février dans son séminaire de l’EHESS. Je continue à trouver son analyse globalement juste. Et j’en trouve un complément dans les quelques citations qui suivent tirées d’un livre-entretien publié par Raymond Aron en… juillet 1968 (Raymond Aron, La révolution introuvable. Réflexions sur les événements de mai, Paris, Fayard, En toute liberté, 1968, 187 p.).
Ces réflexions d’Aron me paraissent avoir conservé leur pertinence, quarante ans après, un peu comme si l’histoire s’était arrêtée. Cela voudrait dire aussi que les différentes réformes de l’université qui ont eu lieu depuis ont échoué sur tous ces points, pourtant parmi les plus importants. Lire le reste de cet article »
Tags: Politique, université
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11 mars 2009
Il a suffit que notre hyperprésident fasse part à deux ou trois reprises de son peu de goût pour la Princesse de Clèves pour que cet ancêtre du roman, de belle facture certes, mais, il faut bien le dire, rendu passablement ennuyeux à force de bachotage, devienne le symbole de la nouvelle contestation. Les contestataires de 1968 brandissaient volontiers le Petit livre rouge. Ceux de 2009 brandissent la Princesse de Clèves dont ils font des lectures publiques.
Un texte qui, il y a quarante ans, apparaissait comme un symbole de la « culture bourgeoise » transmise par les « mandarins » est en passe de devenir le symbole de la résistance au néo-libéralisme ! C’est peut-être la solution pour développer la lecture des classiques des sciences sociales : que Sarkozy exprime le peu de goût qu’il en a. On verra alors lire sur les places publiques Platon et Aristote, Montesquieu et Adam Smith, Tocqueville et Marx, Durkheim et Pareto… Et les Français deviendront philosophes.
Sarkozy, un ami des lettres et de la culture malgré lui ?
Tags: Politique
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9 mars 2009
Le tube de la semaine (et des semaines passées) à Rennes 2 :
Pour les images, c’est par ici.
Tags: rock, université
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5 mars 2009
Une réflexion pertinente de Roberto di Cosmo sur son site.
NB. Professeur d’informatique à Paris VII, Roberto di Cosmo est l’auteur de Le Hold Up planétaire. La face caché de Microsoft, auquel je dois la découverte de Linux et des logiciels libres et, du même coup, un augmentation très nette de mes compétences en informatique et dans les TIC. Il est aussi un défenseur de la publication scientifique libre.
Tags: logiciels libres, université
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14 février 2009
Poor fool and knave, I have one part in my heart
That’s sorry yet for thee.
(W. Shakespeare, King Lear, Act III, Scene II)
Pauvre fou, petit drôle, il y a une part de mon cœur
Qui est triste même pour toi.
(trad. d’Yves Bonnefoy)
Dans son séminaire de l’année 1959-1960, L’éthique de la psychanalyse, lors de la séance du 23 mars, Lacan apportait quelques indications, qu’il voulait éclairantes, sur la position de l’intellectuel (je retranscris ci-dessous la sténotypie). Lire le reste de cet article »
Tags: Politique, Shakespeare, université
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8 février 2009
Je reprends ici, en le développant un peu, un commentaire que j’ai d’abord fait sur un billet de Tom Roud (chez moi, j’ai plus de facilités de mise en forme du texte : liens, etc.). Jusqu’ici, sur ce blog, j’ai surtout été critique sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs (il faut l’être). Mais la critique doit aussi s’accompagner de propositions, ce à quoi je contribue dans le commentaire repris ci-dessous. Il se lit en lien avec les billets auxquels il fait référence : le débat se continue d’un blog à l’autre, c’est aussi bien ainsi.
Globalement d’accord avec Tom Roud, y compris sur la confusion entre science et technologie. Avant d’aller plus loin, je constate d’ailleurs que la réforme a au moins un point positif : Lire le reste de cet article »
Tags: université
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7 février 2009
Un petit extrait du Palais de cristal (2005) de Sloterdijk :
Pour les membres des classes rapides, l’acquisition du langage est l’une des pires épreuves, elle équivaut à la torture chinoise, pour laquelle la lenteur est l’âme de la cruauté. Du point de vue des libéraux, les langues naturelles du monde entier constituent les plus grands obstacles à la modernisation, elles attestent du caractère rétrograde et de l’autosatisfaction des orateurs. Quand on croit sérieusement pouvoir traverser le XXIe siècle avec le français, le polonais, l’allemand, le coréen et autres conteneurs de la léthargie, on se compte ouvertement au nombre d’un collectif de perdants. L’incapacité de faire face à l’avenir porte un nom : la monoglossie, c’est-à-dire l’attachement à l’idiome natal. Selon les modernisateurs, le monde devrait être fait de telle sorte que toutes les situations admises puissent être formulées en Basic English — un principe qui a parfaitement fonctionné dans les aéroports et lors des réunions de conseils d’administration, pourquoi ne le ferait-il pas aussi pour les autres situations ? Pour une raison apparentée — à cause de la résistance à la compression que manifestent les pratiques culturelles plus développées — les planificateurs positivistes de l’éducation se scandalisent des sciences humaines en général et du concept de formation littéraire et artistique en particulier. Une chose leur paraît tout à fait claire : il faut des journées entières pour lire Faust. Une œuvre comme Guerre et paix retient le lecteur pendant plusieurs semaines et celui qui veut se familiariser avec les sonates pour piano de Beethoven et les quatuors à cordes de Rihm doit y consacrer plusieurs mois.
On peut en dire autant bien sûr pour la lecture des Mythologiques ou de Du vouloir dire, sans parler du temps nécessaire à leur écriture.
Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour remplir les indices du plan et c’est une raison de plus pour s’opposer à la réforme de nos petits modernisateurs et planificateurs positivistes.
Dans l’actualité des sciences humaines, voir aussi ce billet sur l’arrêt de Liens-socio.
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5 février 2009
Je cite le blog Marcel Gauchet :
Dans le cadre du mouvement de mobilisation pour l’enseignement supérieur et la recherche, Marcel Gauchet a bouleversé mercredi 4 février le cours prévu de son séminaire à l’EHESS. Deux heures durant, il a posé un diagnostic sans appel à la fois des pratiques universitaires et des réformes actuelles de « modernisation » de l’institution.
Il dénonce, en particulier, une politique universitaire qui, n’ayant été précédée d’aucun diagnostic sérieux, est incohérente et mal pensée. Des clichés, des idées toutes faites ou des mots slogans aberrants tiennent lieu de programme. Le sommet dans le genre étant le mot fétiche d’« autonomie » qui ne veut strictement rien dire sauf à définir ce que peuvent être les modalités de ladite autonomie. Pour Marcel Gauchet, nous nous trouvons devant des réformes qui ne peuvent qu’aggraver le mal auquel elles prétendent remédier et qu’elles n’ont pas analysé.
Un séminaire de deux heures, à écouter ici.
Lire aussi, sur 24 heures philo, le texte d’Anne E. Berger : comment l’université sans condition de Derrida est transformée en une université sous conditions.
Voici une transcription très partielle que j’ai réalisée du séminaire de Marcel Gauchet (de la 60e à la 72e minute environ). Lire le reste de cet article »
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