Chasteté

Une chose dont ni Caroline de Haas ni Catherine Deneuve ne risquent de parler, c'est de la chasteté. Indépendamment même des élaborations théologiques, dont les sources sont données en Mt 5, 27-281, c'est pourtant le cœur du sujet : la question axiologique (au plan 4) de la maîtrise de soi, qui seule fonde la liberté (la prétendue «liberté» d'importuner dont parle la tribune signée par madame Deneuve n'en est pas une, pas plus bien entendu que l'obligation faite aux «objets de désir» de se dissimuler dans l'espace public ne peut fonder en elle-même une véritable chasteté).

Quant à Catherine Millet, c'est encore une autre question. Sa Vie sexuelle de 2001 a plu : ce récit autobiographique a été traduit, selon Wikipédia, en 33 langues et vendu à 2 500 000 exemplaires dans le monde (bien moins, toutefois, que Cinquante nuances de Grey). Était-ce en dépit ou à cause du fait qu'elle flirtait quand même avec la description d'un trouble fusionnel génératif de l'instituant, que certaines tendances disons libre-échangistes contemporaines peuvent conduire à confondre là encore avec la liberté (voir à ce sujet mon livre sur Le lien social et la personne ou encore l'article d'Hubert Guyard dans le n° 22 de Tétralogiques, qui parlait à ce sujet de «promiscuité rageuse») ?

  1. 27 Ἠκούσατε ὅτι ἐρρέθη, Οὐ μοιχεύσεις· 28 ἐγὼ δὲ λέγω ὑμῖν, ὅτι πᾶς ὁ βλέπων γυναῖκα πρὸς τὸ ἐπιθυμῆσαι αὐτὴν ἤδη ἐμοίχευσεν αὐτὴν ἐν τῇ καρδίᾳ αὐτοῦ. 27 Audistis quia dictum est: "Non moechaberis". 28 Ego autem dico vobis: Omnis, qui viderit mulierem ad concupiscendum eam, iam moechatus est eam in corde suo. Voir aussi 1 Co 6,13-20. []
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