Lecture : Le clan Mikhalkov. Culture et pouvoirs en Russie (1917-2017)

Petite note (sorte de #VendrediLecture dans un espace, le blog, quand même plus propice à l’écriture que l’usine à gazouillis) au sujet d’une lecture tout juste entamée, celle du livre de notre collègue de Rennes 2, Cécile Vaissié, Le clan Mikhalkov. Culture et pouvoirs en Russie (1917-2017) [PUR, 2019]. Parmi les ancêtres il y est bien sûr question de l’écrivain Sergueï Mikhalkov, auteur entre autres des paroles de l’hymne soviétique stalinien, de sa version brejnévienne, puis de celles de l’hymne de la Fédération de Russie adopté fin 2000 après l’intermède Glinka de la décennie 1990. Mais il est surtout question de ses deux fils, les cinéastes Andreï Kontchalovski et Nikita Mikhalkov. Je n’ai lu pour l’instant que l’introduction et le premier chapitre, qui présente les différentes branches de la famille, de la fin du 19e siècle jusqu’aux années 1950, mais je sais que je lirai la suite à peu près d’une traite. D’ores et déjà, le livre, par sa problématique, me fait penser à celui de Marc Fumaroli, Chateaubriand, poésie et terreur, qui montrait comment l’œuvre de Chateaubriand est inséparable de l’enchaînement de révolutions (1789, la Terreur, l’Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet, 1848), dont il avait été le témoin et parfois l’acteur. Les lieux, l’époque, les personnages et les œuvres sont différents bien sûr. Et l’on comprend très vite que les choix le sont aussi (plus proches sans doute chez les Mikhalkov-Kontchalovski de ceux de Talleyrand, mais dans le domaine de la littérature et du cinéma, que de ceux de Chateaubriand1). On comprend très vite aussi que le livre donne sinon toutes les clefs du moins les principales pour revoir et comprendre autrement la filmographie des deux frères.
[Billet qui se transformera peut-être – je ne promets rien – en compte-rendu plus détaillé du livre.]

  1. De Talleyrand et de Chateaubriand, mais aussi de la Russie, celle d’Alexandre Ier surtout, il est question également ici. []
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