Une histoire de lynx

2 septembre 2010

Il y a très longtemps de cela, ma mère nous avait conduit, mon frère, ma sœur et moi, voir un film racontant une histoire de lynx qui se passait quelque part en Russie. J’avais gardé un souvenir flou de ce film qui a peut-être contribué à mon intérêt pour ce pays. Internet et You Tube m’ont permis de le retrouver. Il s’agissait du film d’Agassi Babaian, un réalisateur soviétique d’origine arménienne1 , intitulé Тропой бескорыстной любви (1971), soit, mot à mot, « sur le sentier de l’amour désintéressé ». En français, le film s’appelait Kounak, le lynx fidèle. Babaian, qui s’était apparemment spécialisé dans les films d’animaux pour enfants, en avait fait le premier d’une série de quatre films. Lire le reste de cet article »

  1. Babaian a également réalisé en 1961, 14 ans avant Kurosawa, une première adaptation cinématographique du récit de Vladimir Arseniev, Dersou Ouzala. []

[Revu 7/08/10] Incendies de forêt en Russie et autres liens en écologie humaine

7 août 2010

NB. Je transforme ce billet qui, au départ, parlait seulement des incendies de forêts en Russie en billet de liens divers intéressant l’écologie humaine. La liste pourra s’étoffer tout au long du mois d’août. Lire le reste de cet article »

La Biogée ou le philosophe ventriloque

8 janvier 2010

Le philosophe Michel Serres s’est fait remarquer avec une tribune début décembre dans Libération, au moment de la conférence de Copenhague, annonçant que la Terre — qu’il veut appeler Biogée, « pour dire en un titre la terre et la vie » — n’était pas invitée à ladite conférence. « Qui va défendre ses intérêts ? », demandait Serres. « Désignera-t-elle des ambassadeurs ? Quelle langue, dans ce cas, parleront-ils ? ». Lire le reste de cet article »

Les multiples traductions du réchauffement climatique

15 septembre 2009

Suite (commentaire) du billet précédent

Effectivement, au-delà du cas Rocard sur ce sujet précis, ça donne à penser sur la classe politique et sur la façon dont sont prises les décisions (addenda : voir aussi, dans le domaine de l’élaboration de la loi, à propos de la loi du 12 mai 2009 de « simplification et de clarification du droit et d’allègement des procédures » (sic), l’analyse de maître Eolas sur la façon dont la loghorrée législative fait que « les parlementaires n’exercent plus aucun contrôle des textes qui passent devant eux et votent à l’aveugle »). Mais au-delà encore, ça donne à penser sur le rôle des sciences en politique. La question du climat est l’un de ces domaines, de plus en plus nombreux, où des décisions politiques sont prises à partir de connaissances scientifiques et des « prévisions » établies sur la base de ces connaissances. Mais bien évidemment, ces connaissances ne sont jamais des « données immédiates de la conscience ». Lire le reste de cet article »

L’homme et la biosphère

26 juillet 2009

J’avais terminé un précédent billet sur le développement durable en insistant sur le fait que les activités humaines sont nécessairement englobées dans la biosphère, récusant au passage le schéma habituel du développement durable qui juxtapose trois sphères en prétendant ensuite les concilier. La dernière phrase de ce billet était la suivante :

Reste à penser (modéliser ?) les relations entre l’homme et la biosphère et, accessoirement, celles entre la sphère « économique » et la « sphère des activités humaines ».

Je vais laisser tomber pour le moment la deuxième partie de ce programme (rapport entre l’économique et le reste des activités humaines) pour mieux consacrer quelques billets à la modélisation des relations entre l’homme et la biosphère. Cela pourra prendre la forme d’une petite introduction (multimédia) à la théorie de la médiation. On verra bien. Lire le reste de cet article »

Développement durable (1)

31 mai 2009

J’inaugure une série de billets où il sera question du développement durable (en prévision d’une petite causerie que je dois faire la semaine prochaine dans le cadre de l’espace débat du master MOUI).

La définition généralement admise de ce concept, que l’on doit au fameux rapport Brundtland, est maintenant bien connue :

Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

On peut y voir le rappel d’une responsabilité à l’égard de nos descendants (les fameuses « générations futures ») qui s’ancre dans ce que certains appelleront la paternité symbolique. Lire le reste de cet article »

Au temps de la marine à voile

26 mai 2008

Avec le baril de pétrole à 135 $ et le litre de gasoil à 70 centimes d’euro, les bateaux de pêche perdent de l’argent à chaque sortie et, grève ou pas, sont contraints de rester à quai. Et il n’y a pas de baisse des cours en vue.
Ce n’est certainement pas le moment de dire aux pêcheurs qui maintiennent leurs actions de revenir au bon vieux temps de la marine à la voile !

Dundee Lire le reste de cet article »

Un siècle durable ?

30 mars 2008

Après le Grand siècle (17e) et le siècle des Lumières (18e), l’histoire retiendra-t-elle un siècle « durable » (le 21e) ? Depuis la promotion du concept de « développement durable » par la Conférence des Nations-Unies sur l’Environnement et le Développement qui s’est tenue à Rio en juin 1992, l’adjectif « durable » a connu un succès croissant. Le développement durable, dont la « semaine » commence cette année le 1er avril, se décline en agriculture durable, ville durable, alimentation durable, habitat durable, énergie durable, tourisme durable, loisirs durables, entreprise durable, investissement durable, transports durables, habillement durable… On ne parle pas encore de guerre durable (sauf pour dire que la guerre en Irak dure depuis des années), mais ça viendra peut-être. Lire le reste de cet article »

Montesquieu ou l’écologie des cultures ?

29 février 2008

J’ai presque fini de lire l’Esprit des lois sur lequel Montesquieu travailla de 1731 à 1748 et dans lequel Raymond Aron voyait l’un des textes fondateurs de la sociologie. Je n’en avais jusqu’ici qu’une connaissance indirecte tirée de la lecture d’Aron justement ou très partielle (souvenirs de classe de première et du Lagarde et Michard). Mais il n’est jamais trop tard pour découvrir ses classiques ! Lire le reste de cet article »

Benchmarking ? Chiche !

14 février 2008

Le benchmarking est à la mode. Laurence Parisot faisait le week-end dernier la promotion de cet « étalonnage systématique », arborant même un beau tee-shirt pour l’occasion. Benchmarker, c’est la santé ! Chiche. Car si le « benchmark est un indicateur chiffré de performance dans un domaine donné (qualité, productivité, rapidité et délais, etc.) tiré de l’observation des résultats de l’entreprise qui a réussi le mieux dans ce domaine » et si « cet indicateur peut servir à définir les objectifs de l’entreprise qui cherche à rivaliser avec elle » (wikipedia), on peut « benchmarker » sur toutes sortes de domaines de performance et avec toutes sortes d’indicateurs. Lire le reste de cet article »


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